La Maison Otis servira à la formation des élèves en hôtellerie

La Maison Otis servira à la formation des élèves en hôtellerie

Grâce à une entente avec Emploi-Québec, le CEAFP et la Commission scolaire de Charlevoix et du propriétaire de La Maison Otis, l’auberge centenaire deviendra un lieu d’apprentissage en milieu de travail, assez bucolique, pour les élèves en formation professionnelle en hôtellerie.Par Gilles Fiset

Pour l’instant, seul le programme de Service de la restauration utilisera les locaux de l’auberge de Baie-Saint-Paul, mais le personnel de la Commission scolaire travaille à obtenir les autorisations pour offrir au moins un deuxième programme: Réception en hôtellerie.

De plus, certaines formations de courtes durées ayant des statuts d’emploi plus particulier, telle que la formation de mixologue (barman), pourront aussi être données.

Il faut dire qu’avec deux bars, deux restaurants, des chambres, des cuisines et une réception, les possibilités sont grandes et correspondent aux besoins de plusieurs volets des programmes en hôtellerie. Même le centre d’affaires sera mis à contribution pour les portions théoriques des cours.

Bien que le restaurant n’ouvrira que plus tard, vers la fin de l’automne ou au début de l’hiver, les élèves commenceront leurs activités d’apprentissage dès septembre et utiliseront les locaux de la légendaire auberge graduellement, dans les mois qui suivront le début des classes.

Ce partenariat permettra à la Commission scolaire de Charlevoix d’accroître sa présence en formation professionnelle sur l’ensemble du territoire charlevoisien, « une préoccupation bien réelle », selon Shany Tremblay, directrice adjointe du CEAFP et du Service aux entreprises de la Commission scolaire de Charlevoix. « Actuellement, dans le secteur professionnel, ce qui est offert dans l’ouest de la région fait partie du secteur santé. Tout le reste ou presque est complètement offert du côté de La Malbaie », explique Mme Tremblay. Une situation que l’utilisation de La Maison Otis contribuera à changer.

Pour l’auberge de Baie-Saint-Paul, ce sera une façon pratique de pallier le manque de main-d’œuvre en hôtellerie et ainsi d’atteindre des standards élevés en service à la clientèle. « On veut offrir un service de très haute qualité, mais ça demande beaucoup de personnel. Quand il n’y en a pas, ça devient rapidement assez compliqué d’y arriver », explique Martyne Huot, porte-parole de Louis Chapdelaine, propriétaire de la Maison Otis. Cela même si le personnel est en formation, ce qui demande « une certaine ouverture de la part de l’employeur », selon Shany Tremblay. Interrogés à ce sujet, les gestionnaires de La Maison Otis se sont déclarés très confiants envers leurs nouveaux partenaires pour atteindre leurs objectifs quant au service à la clientèle.