Jimmy Perron expose à la prestigieuse Roberts Gallery de Toronto

Jimmy Perron expose à la prestigieuse Roberts Gallery de Toronto

Une des œuvres de Jimmy Perron exposée à Toronto : We Will Arrive Somewhere.

Ouverte en 1842, la Robert’s Gallery de Toronto est la plus vieille Galerie d’art du Canada. Mais c’est aussi et surtout, la plus prestigieuse. Avoir ses tableaux suspendus aux murs de cette institution tient déjà de l’exploit, être invité à y tenir une exposition solo pendant un mois, c’est la consécration.

Par Gilles Fiset

Du 4 au 25 mars, une vingtaine de tableaux de l’artiste Jimmy Perron sont présenté à la Robert’S Gallery dans une exposition intitulée Moonfish and other legends. « C’est une exposition qui porte sur la naissance des légendes québécoises et l’invention de nouvelles légendes par rapport à des événements hors de l’ordinaire », explique l’artiste en entrevue téléphonique. « L’idée de départ pour expliquer le nom de l’exposition, c’est que j’ai fait une randonnée en kayak et j’ai aperçu un poisson-lune près du quai de Saint-Joseph-de-la-Rive, un gros poisson exotique assez particulier. J’ai trouvé ça assez insolite et extraordinaire et ça m’a donné l’idée de m’imaginer dans le passé pour déduire ce que nos ancêtres auraient pu inventer comme légende ou histoire en voyant un tel poisson. L’exposition découle donc de cette rencontre. J’y présente des tableaux qui ne sont pas des illustrations intégrales de légendes, mais ce sont des scènes qui pourraient initier une légende, comme une scène de canot à glace la nuit, ça initie un peu à la chasse-galerie », ajoute Jimmy Perron dont les œuvres ont charmé le public torontois. « Ils ont trouvé ça intéressant comme idée. Ce sont des gens qui ne connaissent pas la culture québécoise et encore moins son folklore, donc c’est très nouveau pour eux », révèle-t-il.

Roberts Gallery : la consécration

« Pour un artiste, être chez Roberts au Canada c’est ce qu’il y a de plus prestigieux au Canada. Des tableaux de plus d’un million de dollars, c’est courant chez eux », affirme Gilles Charest, propriétaire des galeries d’art l’Harmattan et Art et Style et grand collectionneur de tableaux. « Après être entré chez Roberts, tu peux te présenter dans les meilleures galeries au Canada et tu n’as même pas besoin de montrer ce que tu fais. Tu as juste à dire que tu exposes chez Roberts et, c’est automatique, ils vont te prendre », ajoute M. Charest.

Le plus beau dans tout cela pour Jimmy Perron, c’est que ce sont les représentants de la prestigieuse galerie d’art qui sont venus le chercher ici, dans Charlevoix. « Ils m’ont repéré quand j’exposais dans une des galeries de Gilles Charest et maintenant, ça fait deux ans que la galerie Roberts me représente à Toronto. L’an passé, ils m’ont invité à faire l’exposition actuelle parce qu’ils apprécient mon travail », relate Jimmy.

De l’autre côté de la frontière

Après les Canadiens, les Américains commencent à apprécier le talent de l’artiste charlevoisien. Celui-ci n’est cependant pas pressé de visiter nos voisins du Sud. « J’ai reçu plusieurs demandes pour exposer dans des galeries des États-Unis, mais il faut faire attention et voir le sérieux de la chose, car certains endroits sont moins reconnus. Je préfère y aller tranquillement et assurer mes bases. Il y a plusieurs galeries qui exposent mes tableaux déjà ici au Canada : une à l’Isle-aux-Coudres, une à Baie-Saint-Paul, une autre au Château Laurier, une à Ottawa et finalement, une dernière à Toronto. Ça fait beaucoup d’endroits à fournir en tableaux de qualité et inspirés, alors j’ai pas mal de travail déjà », confie l’artiste en terminant.