Des espaces commerciaux libres qui inquiètent

Des espaces commerciaux libres qui inquiètent

Les nouveaux espaces de stationnement seront bientôt accessibles au centre-ville de La Malbaie.

Même s’il dresse un bilan positif de son dernier mandat, le conseiller Jacques Tremblay demeure sceptique quant au développement commercial si aucune action n’est posée à court terme afin d’enclencher un processus de prospection de commerces et d’entreprises de services.

« Nous avons une quantité importante de locaux libres, tant dans le secteur centre-ville qu’au centre commercial et à Pointe-au-Pic. Je dirais que le centre-ville traditionnel de La Malbaie est le plus affecté[…]. Sur à peine quelques centaines de pieds sur Saint-Étienne, nous comptons près de dix espaces commerciaux vides. Il est important de voir comment développer ce potentiel de locaux en disponibilité, susceptible de créer des dizaines d’emplois », analyse l’élu, qui avoue avoir déjà songé à la mairie, mais plus aujourd’hui.

« Le développement commercial et la recherche de nouveaux investisseurs doivent faire partie des priorités de la Ville. Des ressources doivent y être consacrées pour mener à la création d’emplois stables et permanents », ajoute-t-il, sans préciser les actions qu’il entrevoit. Il préfère ravoir cette discussion autour de la table du conseil, lui qui souhaitait engager la firme Potloc à cet égard il y a un an. On se rappelle que ce dossier avait créé beaucoup de controverse.

Il reprend : « La majorité des villes qui réussissent en affaires ont adopté une politique de développement économique autour des axes propres à chacune d’entre elles. La Malbaie possède un potentiel d’attraction de par sa topographie, entre mer et montagnes, et sa position sur le circuit routier : axes Québec—Côte-Nord et Rive Sud. Des millions d’automobiles et de personnes y circulent à chaque année. Le tourisme est bien exploité, mais l’industrie mérite d’être consolidée. Il faut cependant diversifier et définir notre position stratégique de ville centre au sein de notre MRC. »

En plus de situer le citoyen au cœur de cette politique, M. Tremblay croit « qu’il faut sortir de Charlevoix et vendre notre spécificité. Offrir aux investisseurs un coffre d’outils complet lui permettant d’investir chez nous et d’avoir une assurance de succès basée sur la connaissance du marché. »

Il soutient que Rivière-du-Loup a tablé sur l’entreprenariat, Saint-Félicien sur l’énergie, Montmagny sur la diversification, Drummondville sur son emplacement stratégique et Bromont sur son pouvoir d’attraction.

« À l’appellation de « berceau de la villégiature dans Charlevoix », ajoutons donc celle de « centre commercial et des affaires de Charlevoix » », dit-il, avec l’idée bien arrêtée de se battre pour y arriver.

En conclusion, l’ex-cadre du réseau de la santé, maintenant à la retraite, a rappelé ces statistiques en lien avec la MRC de Charlevoix-Est: salaire disponible inférieur au salaire du seuil de la pauvreté au Canada, 10 % de chômage annuellement et 60% des emplois à temps partiel, sans s’avancer sur le déclin démographique.