«La Coop passait si les gens avaient tenu leur promesse»

«La Coop passait si les gens avaient tenu leur promesse»

René Tremblay

René Tremblay, président fondateur de la Coop alimentaire de Saint-Fidèle, confesse que si les gens d’affaires avaient tenu leur promesse, les gens de Saint-Fidèle pourraient encore faire leur épicerie dans leur quartier.

C’est du moins l’avis qu’il a exprimé, lundi soir lors de l’assemblée régulière du conseil. M. Tremblay voulait ainsi faire savoir, que dans toute cette aventure, son organisation a rencontré plus que sa part de problèmes.

« D’abord au niveau de notre prêt hypothécaire. On nous avait promis un prêt de 700 000 $ à 3 ou 5% du taux d’intérêt. On a reçu la moitié de cela à 8%. Ensuite, nous avons demandé une soumission en région pour la construction parce nous nous voulions faire travailler des gens dans Charlevoix. En ne soumissionnant pas à la grandeur du Québec, nous avons perdu une subvention de 150 000 $ », soutient M. Tremblay. « On était des bénévoles et on ne connaissait pas tous les règlements », dit-il, visiblement affecté par la fermeture.

Il va plus en affirmant que le ministère a aussi empêché la ville de La Malbaie de consentir un crédit de taxes de 35 000 $ pour cinq ans, ce qui aurait permis d’économiser 175 000 $ et de soutenir ce lancement d’entreprise. « Si nous avions eu ces argents, la Coop serait encore ouverte », ajoute M. Tremblay. Il confirme que leur inexpérience a pesé aussi dans la balance.

Recevant ses doléances, le maire Michel Couturier a dit comprendre la position de M. Tremblay et il s’est dit confiant que le dossier connaisse un dénouement positif. À cet égard, M. Tremblay est convaincu qu’un investisseur prendra la relève : « La bâtisse vaut plus de 1,2 M $ et un acheteur va l’avoir pour moins de 400 000 $. Je crois toujours qu’il y a une place pour ce genre de commerce ».

 

«La Coop passait si les gens avaient tenu leur promesse»