Charlevoix, aire d’éducation et de développement durable

Charlevoix, aire d’éducation et de développement durable

Crédit photo : Émélie Bernier

Lorsque vous franchissez l’une ou l’autre des frontières qui vous mènent sur le territoire de Charlevoix, vous entrez dans une zone dont l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a reconnu la valeur. Mais qu’est-ce que notre Charlevoix a bien pu inspirer à cette instance de la coopération internationale pour qu’elle la  désigne Réserve mondiale de la biosphère ?

En 1988, Charlevoix est devenu l’une des premières réserves de la biosphère habitée au Canada. Sa candidature avait été retenue parce que notre région comptait des zones regroupant des écosystèmes terrestres, marins et côtiers et avait réussi à convaincre de sa capacité de concilier la conservation de la biodiversité et son utilisation durable.

La Corporation de la réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix a donc travaillé, au fil des ans, à faire connaître à ses habitants la valeur d’une telle reconnaissance. Nous faisons partie des 669 réserves de biosphère dans le monde dont 18 sont situées au Canada. Leur mission est principalement le développement durable par le biais du dialogue, le partage des connaissances, la réduction de la pauvreté et l’amélioration du bien-être humain, le respect des valeurs culturelles et la capacité de la société à s’adapter au changement.

Les réserves de biosphère sont dotées de trois zones interdépendantes visant à remplir trois fonctions liées, qui sont complémentaires et se renforcent mutuellement.

Les aires centrales comprennent un écosystème strictement protégé qui contribue à la conservation des paysages, des écosystèmes, des espèces et de la variation génétique.

La zone tampon entoure ou jouxte les aires centrales et est utilisée pour des activités compatibles avec des pratiques écologiquement viables susceptibles de renforcer la recherche, le suivi, la formation et l’éducation scientifiques.

La zone de transition est la partie de la réserve où sont autorisées davantage d’activités, ce qui permet un développement économique et humain socio-culturellement et écologiquement durable.

L’été 2014 a été marquant pour la Corporation de la réserve de la biosphère de Charlevoix a entrepris une importante restructuration de son organisation pour faire rayonner davantage sa mission et relancer son action au sein de son territoire. Les orientations stratégiques de l’organisation ont permis de voir naître, entre autres, le programme de reconnaissance dont nous traitons dans un article ci-contre.

La présence d’une telle structure organisationnelle place Charlevoix favorablement pour qu’une synergie s’installe et crée une richesse naturelle et humaine. De multiples projets d’intérêt régionaux sont appuyés par la corporation et consolide notre région comme un endroit unique en son genre.