Carrière de silice Rogue: la zec obtient des gains environnementaux

Carrière de silice Rogue: la zec obtient des gains environnementaux

Harold Castonguay lors de la séance d'information du 24 mars dernier.

Pas de bassin de sédimentation ni de nouvelles lignes hydroélectriques dans le secteur, mais toujours des chemins et des camions… et toujours pas de clients.

Par Gilles Fiset

(GF) Les responsables de la zec des Martres ont obtenu que Rogues Ressources renonce à laver le matériel extrait de la future carrière de silice qui doit être implantée sur leur territoire. Sans cette phase de lavage, le bassin de sédimentation que Rogue prévoyait installer ne sera plus nécessaire, ni les lignes hydroélectriques qui devaient servir à alimenter en électricité la machinerie nécessaire au nettoyage. Une victoire qui réjouit les représentants de la zec, sans toutefois combler toutes leurs attentes. « On est très heureux de cette mesure parce que ça nous inquiétait. Il n’y avait pas d’études qui avaient été faites sur le ruissellement des sédiments et les impacts que ça aurait eus. Mais il reste toujours le chemin de transport des matériaux qui nous fatigue avec tous ces camions qui vont passer dessus. En attendant, il faut toujours que l’on trouve un autre emplacement pour notre nouveau terrain de camping et qu’on l’aménage à nos frais. C’est certain que l’on ne peut pas gagner toutes les guerres », affirme Harold Castonguay, président du conseil d’administration de la zec des Martres, en entrevue téléphonique.

Pas encore de clients pour Rogue Ressources

Selon ce que Sean Samson, le président de Rogue, a fait savoir au journal, il n’y aurait pas encore de contrat d’achat signé pour les matériaux à extraire de la future installation charlevoisienne de Rogue. « Non, nous n’avons pas encore de contrat. Cela demeure le plus grand risque dans cette affaire pour la compagnie », indique-t-il dans un courriel.

Un énorme risque en effet puisque selon Ian Turner, le président-directeur général de Sitec, il est très important d’avoir un contrat de vente signé avant de se lancer dans ce type d’entreprise. « Le plus grand défi pour une mine comme Rogue, c’est qu’il faut être certain, au bénéfice de la communauté, qu’ils viennent s’installer avec un très bon contrat en main, pas juste des spéculations de possibilités », avait-il affirmé lors de l’assemblée publique d’information du 24 mars dernier.