Brunch de la persévérance scolaire: pour donner un avenir aux jeunes… Et à la région

Brunch de la persévérance scolaire: pour donner un avenir aux jeunes… Et à la région

Le 22 février dernier, au Centre communautaire de Saint-Urbain, étudiants et employeurs ont pu échanger sur les possibilités de carrière dans Charlevoix grâce à un brunch organisé pour l’occasion. Parce que la région a besoin de sa jeunesse… à condition qu’elle soit bien outillée pour y travailler.

Par Gilles Fiset

Une centaine d’élèves de cinquième secondaire du Centre éducatif Saint-Aubin accompagnés d’un groupe de cheminement individualisé et de quelques jeunes ciblés de quatrième secondaire ont pu interagir avec une vingtaine d’employeurs du grand Charlevoix durant l’activité.

Le but premier était de démontrer aux jeunes qu’il y a des possibilités de carrière intéressante dans la région. Une idée qui plaît beaucoup à la mairesse de Saint-Urbain, Claudette Simard. « Je crois vraiment dans ce projet. Il faut que les jeunes se rendent compte de l’importance qu’ils ont pour l’économie de la région. Il faut aussi que les entreprises ne visent plus seulement de faire venir des gens de l’extérieur, mais aussi démontrer aux jeunes qui sont déjà ici toutes les possibilités qu’ils ont pour travailler chez-nous », affirme-t-elle.

La journée a beaucoup intéressé le public cible, selon Mélanie Bluteau, conseillère en orientation au Centre éducatif Saint-Aubin. « Les élèves sont intéressés, ils posent des questions et se sentent interpellés par ce qu’ils voient et apprennent. J’aime vraiment ce que je vois ici », déclare-t-elle.

L’événement est une collaboration de Ian Turner président directeur général de la mine Sitec, de la SADC de Charlevoix, la municipalité de Saint-Urbain et la Commission scolaire de Charlevoix.

Anne-Julie Gagnon de Place aux jeunes Charlevoix, Daniel Robichaud de Charlevoix au Boulot et Naomie Beauchamp-Tremblay du Carrefour Jeunesse-Emploi.

Des diplômes

Pour travailler dans Charlevoix cependant, tout comme partout ailleurs, une bonne formation est nécessaire. C’est ce que les employeurs présents sur place, tels que Ian Turner, essaient de démontrer aux élèves en incitant les jeunes à continuer de fréquenter l’école jusqu’à l’obtention d’un diplôme. « On veut donner l’espoir aux jeunes qu’ils ne font pas leurs études pour rien. On a besoin de plus en plus de gens éduqués qui ont de bonnes formations. Par exemple, dans les mines maintenant, on ne travaille plus avec une pioche et une pelle. Ce sont des machines qui font le travail, mais on a besoin de gens pour manœuvrer, réparer et même construire ces machines et ça prend des connaissances pour faire ça », énonce M. Turner.

Dans une prochaine année, la mairesse de Saint-Urbain aimerait bien étendre le projet à tous les jeunes de cinquième secondaire de la grande région de Charlevoix.