Bernard Landry adorait Charlevoix selon Rosaire Bertrand

Bernard Landry adorait Charlevoix selon Rosaire Bertrand

Rosaire Bertrand a accompagné Bernard Landry lors d'une inauguration au Nouveau-Brunswick.

Rosaire Bertrand, député de Charlevoix de 1994 à 2007, a côtoyé Bernard Landry pendant plusieurs années. Le politicien chevronné qui a consacré une bonne partie de sa vie à la politique est décédé hier à l’âge de 81 ans.

M. Bertrand se rappelle que Bernard Landry était sensible aux besoins des régions et particulièrement ceux de Charlevoix. Une de ses plus grandes réalisations aura été de décentraliser le pouvoir, ce qui avait donné plus d’autonomie aux régions, se rappelle M. Bertrand. « Avant d’être député, j’ai présidé le Conseil régional de concertation et développement de la région de Québec et j’avais constaté que les représentants des régions avaient plus de difficultés à présenter et à préparer leur dossier. Ils se sentaient défavorisés par rapport aux autres. Lorsque j’ai été élu député, j’ai parlé de ce constat à M. Landry et il avait réussi à trouver des moyens pour donner davantage aux régions pour qu’elles puissent mieux monter leur dossier. »

Bernard Landry est venu à plusieurs reprises dans la région, se souvient Rosaire Bertrand qui l’a connu avant d’être élu député puisque M. Bertrand s’est impliqué dans le Parti québécois en 1989. « Lors de l’accident d’autobus dans la Côte des Éboulements en 1997, il avait accompagné le premier ministre Lucien Bouchard. Il était toujours disponible pour venir ici, il adorait Charlevoix. Jacques Parizeau venait passer ses étés à Saint-Joseph-de-la-Rive. Nous avons très souvent parler de la région lorsque nous étions tous les trois. Lorsque j’avais besoin d’aide comme député pour faire avancer un dossier, il était toujours là pour m’aider et mettre de la pression supplémentaire. »

Bernard Landry était un souverainiste inconditionnel. « Il avait une vision d’avenir et c’était de faire du Québec un pays, a poursuivi M. Bertrand. Les régions auraient été les premières à profiter de la souveraineté. Il considérait que le Québec était en mesure de s’administrer lui-même. Sur le plan humain, c’était une personne très loyale, il avait beaucoup de belles qualités. »

Rappelons que Bernard Landry a été vice-premier ministre du Québec de 1994 à 2001 et premier ministre de 2001 à 2003.