André Dufour, un artiste pur-sang

André Dufour, un artiste pur-sang

Même s’il vit maintenant reclu de la société en Colombie-Britannique, dans une communauté Krishna, la voix du peintre charlevoisien André Dufour se fait entendre plus forte que jamais, grâce la dernière revue de la Société d’histoire de Charlevoix et à une exposition présentée à l’espace culturel de La Malbaie.

L’idée de rendre hommage au peintre André Dufour a germé dans l’esprit du Dr Jean-Luc Dupuis, grand ami des arts et de la culture. «Nous avons une responsabilité que nos trésors patrimoniaux soient mis en relief. M. Dufour est certainement l’un des talents le plus méconnus qui ont passé dans la région », avance-t-il.

En plus d’être son médecin, il était son ami et fervent amateur de son art.

Il y a un peu plus de an, il a contacté Serge Gauthier, historien, ethnologue et président de la Société d’histoire de Charlevoix. « La première tâche que nous avons eu a été de le retrouver. Nous avions perdu sa trace. Il y avait même des rumeurs qu’il était mort », déclare-t-il. Par contre, il l’a retrouvé dans la Vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, où il vit en retrait de la société chez les Krishna.

Dans le 90ième numéro de la Revue d’histoire de Charlevoix, publiée cet automne, il relate la vie d’André Dufour, un artiste pur-sang consommé par la création. Il suit ses traces de l’Abitibi au Bas-de-l’Anse, dans le secteur de Saint-Fidèle, en passant par les beaux-arts. Cette publication est le fruit d’une longue recherche qui a duré plus de an.

C’est lors de son retour dans Charlevoix, dans les années 1970, que le Dr. Dupuis a fait la rencontre de l’artiste, à l’invitation de sa sœur, la célèbre actrice Gisèle Dufour. Il est établi par de celui qui travaillait sur ses œuvres jour et nuit.

« Dans son art, il a façon unique d’intégrer les paysages et les couleurs de Charlevoix qui est unique en son genre. Il a une dimension presque impressionniste », énonce-t-il. Le médecin explique qu’il n’est pas connu du grand public car il vivait en hermite, dans le fouillis de sa maison qui lui servait aussi de galerie d’art.

Quant à lui, M. Gauthier est fasciné par l’étendue du talent de Dufour, qui a paint tant des paysages que du pop-art à la façon d’Andy Warhol.

Dans les années 1990, André Dufour s’est consacré cœur et âme à l’association internationale pour la conscience de Krishna, qui prend racine dans l’Indouisme. C’est pour cette raison qu’il quitte Charlevoix pour s’établir dans l’ouest.

Pour le Dr. Jean-Luc Dupuis, il était important de présenter une exposition des créations d’André Dufour, en complément avec la publication de la revue. Il en a réuni une quinzaine chez des collectionneurs privés qui ont accepté d’embarquer dans le projet.

L’exposition, dont l’entrée est gratuite, est présentée jusqu’au 8 décembre à l’espace culturel de la bibliothèque Laure-Conan de La Malbaie. La Revue d’Histoire de Charlevoix est en vente sur place et sur le site web de la Société d’histoire.