À marée haute

À marée haute

Les services de La Marée, un organisme charlevoisien sans but lucratif qui vient en aide aux membres de l’entourage d’une personne atteinte d’une maladie mentale, sont en demande. En effet, ce type de problématique peut toucher tout le monde, peu importe leur statut social, leur sexe ou leur origine. Lorsqu’elle frappe une personne, elle affecte l’ensemble de l’entourage d’une personne.
Cathie Bergeron, directrice générale de l’organisme, connaît très bien l’impact des maladies mentales chez les familles. « Lorsqu’elles frappent à notre porte, elles sont épuisées et en situation de crise. Avant que les parents acceptent la problématique, ça peut prendre plusieurs années. Ils ont beaucoup d’amour pour leur proche qui souffre. Ils veulent le protéger, mais se sentent dépassés », constate-t-elle. Annuellement, entre 80 et 100 familles bénéficient des services de La Marée. « Nous offrons quatre programmes dédiés aux enfants, aux adultes, aux aînés et aux entreprises », décrit-elle. Bien que ceux-ci soient différents, ils visent tous à démystifier la situation, à soutenir les participants et à les accompagner afin d’assurer leur mieux-être. « Les proches doivent apprendre à mettre en place des mesures de protection, à reconnaitre les signes de stress et à fixer leurs limites », explique-t-elle.
Pour celle-ci, la maladie mentale est de moins en moins taboue. « On en parle de plus, il a y a beaucoup de sensibilisation et des personnalités connues en parlent publiquement », avance la directrice générale. Même les entreprises font maintenant appel aux services de La Marée. « Ce programme prend de plus en plus d’expansion. Le bien-être psychologique est une préoccupation chez les employeurs » déclare celle dont l’organisme offre différentes activités pour resserrer les liens entre les employés et combattre le stress. Elle souligne qu’aucune personne n’est à l’abri de la maladie mentale, qui touche une personne sur quatre. « Par contre, il y a des contextes plus propices. Par exemple, le trou noir de l’assurance-emploi créera du stress et de l’anxiété », affirme-t-elle.
Afin de mieux répondre à la clientèle, l’organisation vient de faire l’acquisition d’une résidence sur la rue Sainte-Catherine à La Malbaie. « Nous désirons consolider nos services. Nous sommes tombés en amour, c’est un vrai coup de cœur. Nous sommes privilégiés qu’elle soit à proximité des services », décrit Mme Bergeron. Le déménagement est prévu à la fin du mois de février, et l’inauguration officielle en mai. De plus, le bureau de Baie-Saint-Paul poursuivra ses activités régulières. « Notre organisme va très bien, nous sommes à marée haute », rigole la directrice générale. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site internet http://www.lamaree.ca/.