À la découverte du Havorn

À la découverte du Havorn

Les plongeurs d’épaves techniques du Québec (PETQ), sont revenus dans Charlevoix cet été pour explorer les restes du Havorn, un navire qui a coulé en 1942 en face du Cap-aux-Corbeaux.

Le SS Havorn. Photo prise sur le site Wreck on this day.

Le Havorn, un navire marchand norvégien construit en 1902, naviguait sur le fleuve en direction de Saint John’s, Terre-Neuve, le 19 juillet 1942. Il devait rejoindre un convoi en partance pour l’Europe afin de ravitailler les troupes alliées.

À 2 h 10 du matin cependant, il est embouti par un navire anglais beaucoup plus imposant, le Radhurst, et sombre dans les eaux du fleuve devant Cap-au-Corbeau. Heureusement, l’accident ne fit aucune victime.

Ce sont les restes de ce navire que les Plongeurs d’épaves techniques du Québec (PET) sont allés explorer du 3 au 5 août. « C’était presque un vaisseau fantôme. Il n’y avait pas de vie si on compare à d’autres épaves que l’on a visitées dans la région telle que le Voyageur D, où il y avait plein d’anémones et d’autres espèces marines », a constaté Sébastien Pelletier, porte-parole du PET qui compte trois autres membres : Jean-Pierre Richard, Sébastien Savignac et David Tavares.

L’équipe du PETQ au quai. Photo gracieuseté

L’épave vieille de près de 80 ans était dans un état lamentable. « La superstructure était assez affaissée et l’épave ressemble à un fromage de gruyère tellement il y a de trous. On n’a pas vu d’instruments à bord ou de marchandise. Juste des planches de bois et des genres de cylindres métalliques. On dirait que tout a rouillé et que les choses ont passé au travers la carcasse du navire pour rejoindre le fond », décrit M. Pelletier.

 

Il faut dire que les courants sont très forts à cet endroit et que l’épave a dû « se faire brasser », selon le porte-parole du PETQ.

Les membres du PETQ avant la plongée sur leur zodiaque. Photo gracieuseté

D’ailleurs, les plongeurs ont trouvé les conditions de plongées assez pénibles. « On ne voyait pas à plus de deux mètres au maximum et on a pu seulement faire deux plongées d’une vingtaine de minutes de temps de fond chacune environ », précise M. Pelletier.

Les plongeurs du PETQ viennent dans la région depuis quatre ans déjà. Chaque été ils installent leur campement sur L’Isle-aux-Coudres et partent à la découverte d’une épave différente. Ils ont déjà exploré trois autres épaves en plus du Havorn jusqu’à maintenant, celle du Tritonica, du Leecliffe Hall et du Voyageur D.

Pour la petite histoire, le Radhurst a été torpillé par un sous-marin allemand en 1943 au large de Terre-Neuve et les 37 hommes d’équipage ont péri dans le naufrage.