Marche d’appui aux travailleurs de la scierie de Saint-Hilarion

Marche d’appui aux travailleurs de la scierie de Saint-Hilarion

Le syndicat des travailleurs de la scierie de Saint-Hilarion invite la population à se joindre à lui pour une grande marche d’appui le samedi 20 mai. Le départ est prévu à 10 h au centre des loisirs de Saint-Hilarion. Les marcheurs emprunteront la route 138 pour se rendre sur le chemin Cartier vers l’usine. Il n’est pas question cependant pour les organisateurs de l’événement de bloquer une route ou de se rendre sur les terrains de la compagnie. L’événement devra demeurer pacifique.

Ce mouvement d’appui fait suite à l’annonce faite par Produits forestiers Résolu que l’usine de Saint-Hilarion fermerait ses portes à compter du début du mois de juin et pour un temps indéterminé.

Plus de transparence de PFR

Jointe mardi matin, la préfet de Charlevoix, Claudette Simard, semblait retournée par les événements et souhaitait plus de transparence de la part PFR. « Quand on annonce [aux employés] qu’il y aura une fermeture temporaire de six mois au moins à la scierie et qu’en plus on écoute tout ce qui se dit au niveau du bois d’œuvre et au niveau de la compagnie Produits forestiers Résolu (PFR), il y a énormément d’inquiétudes dans le milieu autant au niveau des travailleurs, des élus que des gens d’affaires et c’est normal d’être inquiets et de vouloir être mieux informés par leur employeur, déclare-t-elle en entrevue téléphonique. Je compte participer à la marche et j’invite tous les Charlevoisiens le moindrement concernés par ce qui arrive actuellement à la scierie de Saint-Hilarion à nous accompagner », termine-t-elle, en se demandant si l’usine fermera vraiment ou sinon, pourquoi la direction n’achète pas de bois.

Des mesures de relocalisation

Selon ce que le journal a appris, PFR aurait proposé à certains employés de la scierie d’être relocalisés ailleurs, ce qui pourrait laisser croire à une fermeture éventuelle. Les responsables de PFR assurent cependant que c’est une mesure qui serait loin d’être exceptionnelle. « On fonctionne toujours de cette façon-là. On le fait à chaque fois qu’il y a des arrêts dans nos installations. On essaie à l’interne de pallier aux besoins de main-d’œuvre ailleurs et ce n’est pas lié à la longueur de l’arrêt de l’usine de Saint-Hilarion », explique Karl Blackburn pour PFR.

Au sujet du bois refusé par PFR, M. Blackburn semble catégorique. « Les faits démontrent le contraire. On a presque acheté la totalité de ce qui était disponible sur les marchés privés et on a eu accès à des volumes non récoltés, plus notre garantie d’approvisionnement. Je pense qu’on a démontré qu’à chaque fois qu’on a eu l’occasion d’avoir accès à du volume économiquement récoltable, on l’a fait », dit-il.